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Le carillon

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Le carillon

Au prône du 23 septembre 1900, le curé Dionne confie à ses fidèles la nécessité de doter leur église d’un carillon. Les exhortant à la générosité, le curé batisseur recueillera les dons lors de sa visite paroissiale et leurs souscriptions seront payables l’été suivant.

Ainsi donc, l’église obtient son carillon. Les cloches furent fondues en Coeurs par la manufacture Georges et Francis Paccard, d’Annecy-Le-Vieux en Haute-Savoie. La première cloche pèse 2 761 livres (1 253 kg), la seconde 1 978 (898 kg), la troisième 1 409 (640 kg) et la quatrième 866 (393 kg). La totalité du poids du carillon est de 7 015 livres (3 184 kg). À noter que chacune d’elles devra être hissée au clocher à «bras d’hommes». Cependant, avant de les hisser, elles se doivent d’être bénies et baptisées.

La bénédiction du carillon eut lieu la même journée que celle de l’église, soit le 27 juillet 1902, par l’archevêque de Québec Monseigneur Louis-Nazaire Bégin.

Nous citons ici le nom de baptême de chacune d’elles, ainsi que leur harmonisation respective : Saint-Léon, Saint-Nazaire, Saint-Georges et l’Immaculée-Conception Les notes musicales : mi, fa, sol, la, forment l’harmonie.

Toutefois, en 1951, la cloche baptisée Saint-Léon « rni » se brise. Elle fut remplacée par une autre cloche du nom de Pacelli, nom de famille du pape Pie XII, qui fera entendre désormais un « ré », tel que mentionné dans les archives paroissiales en date du 30 septembre 1951. Elle fait 3 500 livres (1589 kg) de pesanteur.

Le 26 octobre 1952, la petite cloche baptisée l’Immaculée-Conception résonnant en « la » fut remplacée par celle nommée «Notre-Dame-de-Beauce», chantant en « la naturel ». Sa pesanteur est de 1 050 livres (477 kg). C’est ainsi que la totalité du poids se chiffrant à l’origine à 7 015 livres (3 184 kg), passe à 7 937 (3 603 kg) en 1952. L’harmonisation sera dorénavant composée des notes:  « ré, fa, sol, la ».

Nous ne saurions passer sous silence les inscriptions gravées en latin sur chacune des cloches. En voici la traduction française :

Vers le Nord, (PACELLI) : « Je romprai mon premier silence. Le pape Pie XII heureusement régnant. Maurice Roy, archevêque de Québec. Édouard Beaudoin, curé.» «Pour la plus grande Gloire de Dieu (1901-195 1) » « Aujourd’hui, si vous entendez ma voix surgissant de la flamme source, n’obscurcissez pas vos coeurs, paroissiens de Saint-Georges (Beauce). » L-P Paquet + P. Veilleux + Fd Rancourt, Marg.

Vers l’Ouest, (ST-GEORGES)): « A.M.D.G., 1901 année du Seigneur. Léon XIII, pape régnant. L. N. Bégin, archevêque de Québec. Henri-Alfred Dionne, prêtre ». « Je suis la voix criant dans le désert, préparez la voie du Seigneur. »

Vers le Sud, (NOTRE-DAME DE BEAUCE) : « Je suis le don de tous. De tous, je suis la voix, paroissiens de Saint-Georges de Beauce. Mon âme magnifie le Seigneur. Marie conçue sans péché, Priez pour nous qui avons recours à Vous. S S. Pie XII pape. Mgr MAURICE ROY, archevêque de Québec. L’abbé Édouard Beaudoin, curé. M. Philippe Veilleux, marguillier en charge. Matin, midi et soir, je chante le Seigneur. À ma voix, chrétien, joins ta prière. »

Vers l’Est, (SAINT-NAZAIRE)): « A.M.D.G. En l’An du Seigneur 1901. HENRI- ALFRED DIONNE, prêtre-curé. LÉON XIII, pape régnant. L. N. BÉGIN, archevêque de Québec. Saint-Nazaire. Je chanterai mon Dieu aussi longtemps que je serai. »

Au début des années 1900 et jusqu’au 18 novembre 1945, les cloches étaient actionnées par quatre gros câbles et par quatre petits appelés « tintons ». Ces derniers faisant bouger les marteaux sur les cloches, le sacristain se devait d’activer tous ces câbles manuellement. Le 18 novembre 1945, « oh miracle » on procède à l’électrification, au grand plaisir du bedeau d’alors et de ses successeurs.