Skip to main content

Intérieur de l'église

Concernant:

L’intérieur de l’église

L’architecture, la sculpture et la dorure font de l’église de Saint-Georges un des plus beaux monuments religieux du Québec. Regardons défiler l’inventaire des oeuvres d’art et des pièces de mobilier religieux de la Fabrique de Saint-Georges. L’architecture rappelle celle des premières basiliques chrétiennes qui datent des IVe et Ve siècles.

Les bancs de l’église sont de bois de chêne. Le modèle vient d’un plan préparé par M. H. Gignac. Autrefois, pour accéder aux bancs, une élévation d’une hauteur de quatre à cinq pouces surplombait le plancher des allées.

En 1968, considérant l’allée centrale trop étroite pour permettre une circulation adéquate lors de la communion, on entreprit de déplacer les bancs bordant l’allée centrale et de les repousser de chaque côté, de manière à créer un espace beaucoup plus vaste et, par le fait même corriger la situation devenue déplorable. Par la même occasion, on en profita pour enlever la surélévation du plancher à la satisfaction générale.

Près des portes de sortie de l’église, du côté droit, se trouve une statue de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, don d’une paroissienne.

La Piéta, nous rappelle la descente de la croix après le crucifiement. Jésus y repose dans les bras de sa mère, la vierge Marie. Une couronne d’épines, un glaive, des clous et un fouet y symbolisent les souffrances du Christ sur la croix.

Du côté gauche, se dresse une statue de saint Isidore, patron des cultivateurs. Au mur, on voit le Christ en croix.

Une tradition s’instaura dans les années 1900. Les bancs des connétables furent placés au bas des descentes d’escaliers. Y prenaient place des officiers dûment attitrés par les autorités de l’Église. Ils étaient assermentés et possédaient les mêmes pouvoirs que les corps policiers d’une ville et devaient faire respecter l’ordre dans l’église.

Le style architectural de notre église s’inspire des sources de la Grèce antique et de la période romaine. La sobriété, la symétrie et l’harmonie sont particulières à ce style d’architecture appelé : le Renouveau classique ou néoclassique (1790-1820).

La longueur de la nef est de 41,5 mètres (128 pieds), la largeur (incluant les nefs latérales) fait 24,5 mètres (75 pieds) et la hauteur 19,5 mètres (60 pieds). Deux mille deux cents personnes sont assurées de trouver place dans le temple, en tenant compte des bancs dans les jubés latéraux ainsi que ceux de part et d’autre de l’orgue.

La voûte de la nef, de forme hémicycle, est soutenue par 24 colonnes agrémentées de plusieurs sculptures cousues de feuilles d’or et recouvrant l’ensemble des arches et des arcades supportant les galeries.

Les cercles bleus du plafond sont de même style que ceux de la sacristie. De multiples décorations y abondent, le tout encerclé de moulures circulaires. Au centre se situent des symboles liturgiques parés de rayons dorés, autour desquels sont agencés des roses enchâssées de lys.

Sous les fenêtres des arcades se présentent à nous des demi-lunes où sont fixées des lances sectionnées, drapées de linceuls blancs.

Ensuite, nous posons notre regard sur l’ensemble des niches abritant 24 statues de 107 cm (3 pieds et 6 pouces) de hauteur représentant différents saints. Les niches, fabriquées en atelier au coût de 2,25 $ l’unité, abritent ces statues. Des guirlandes de roses, telles des grains de chapelet, se joignent à elles comme pour glorifier les bienfaits des saints qui y sont représentés.

En voici la liste et l’emplacement de chacun et chacune

CÔTÉ GAUCHE  / CÔTÉ DROIT

Sacré-Coeur / Vierge Miséricorde
Saint Joseph et l’Enfant-Jésus / Saint Jean-Baptiste
Saint Antoine de Padoue / Saint Antoine Abbé
Saint Louis de Gonzague / Saint Stanislas Kostka
Saint Patrice / Saint Georges
Saint Pierre / Saint Jude-Thaddée
Saint Thomas / Saint Jacques le Majeur
Saint Jacques le Mineur / Saint Barthélémy
Saint Simon / Sainte Cécile
Saint Mathias / Saint François-Xavier
Saint Jean / Saint André
Saint Philippe / Saint Paul

Ces statues polychromes faites de plâtre furent réalisées en 1903 par la Maison Thomas Carli de Montréal pour une somme de 288 $ Aujourd’hui, une seule statue aurait une valeur approximative de 1200 $.

Le Chemin de Croix, fait d’huile sur toile, est l’oeuvre d’Édouard Cabane, peintre parisien. C’est une réalisation datée de 1904 au prix de 1400 $. Les cadres et les statuettes d’anges, faits de bois doré, sont l’oeuvre de Henri Angers. Remarquez la disposition des anges et leur regard tantôt fixé sur les toiles, tantôt sur les fidèles. Leurs bras tendus vers chacune des stations du Chemin de Croix sont une invitation à la réflexion et la dévotion. Chaque statuette d’ange est unique et différente des autres. La finesse de l’exécution et la clarté de l’oeuvre font ressortir un travail d’artiste exprimant d’une façon remarquable les thèmes religieux du Chemin de Croix. Sa bénédiction eut lieu le 19 février 1905, cérémonie présidée par le Révérend Père Edmond, Franciscain.

La chaire, servant autrefois à la prédication religieuse, était située à la deuxième colonne de gauche dans la nef centrale. On y accédait par un magnifique escalier en spirale. Le 27 mai 1967, le curé Joseph Denis modernise et adapte à notre époque ce legs des anciens qu’est l’église paroissiale. Des plans et devis sont confiés à l’architecte Paul Voyer de Saint-Georges et les travaux frisant les 300 000 $ sont exécutés par Barnabé et Fils, Entrepreneurs. Lors de ces réparations, l’escalier de la chaire fut enlevé pour faire place à une nouvelle descente accessible par le jubé. La fabrication de cette chaire fut conçue par M. Henri Angers, sculpteur. Une fois de plus, soulignons le travail méticuleux de l’artiste qui réalisa cet extraordinaire chef-d’oeuvre méritant toute notre attention.

L’église fut également repeinte et des artisans s’occupent à la dorure de 23 1/ carats sur les autels, le chemin de croix et les coquilles dans le choeur.

Parlons maintenant des lustres qui ajoutent une richesse resplendissante, symbolisant la fierté des fidèles. Le premier lustre de la nef, face au maître-autel, est fait de crystal de Bohême (Tchekoslovaquie). À l’origine, il était muni de chandelles et suspendu dans la nef de la première église de pierre. En 1956, on décide de lui redonner sa place dans le temple, après plusieurs années d’entreposage. On le redore et on l’électrifie. Le second, à l’arrière de l’église, est une réplique du premier, Acheté en 1957, il remplace quatre plafonniers de 500 chandelles. Il est fait de pièces de verre, imitant de près le crystal de Bohême.

Aux extrémités de l’église, s’ajoutent quatre confessionnaux fabriqués par Monsieur François Bérubé, ébéniste de Saint-Georges. Deux autres répliques furent installées de chaque côté des grandes portes de sortie de l’église. En 1993, un de ces confessionnaux fut modifié pour en faire un «Salon du Pardon».

En avançant vers le choeur, nous retrouvons deux autels latéraux fabriqués par Monsieur Louis Doyon en 1890. Ils faisaient partie de l’ancienne église. Nous plaçant face au maître-autel, nous avons du côté gauche, l’autel de saint Joseph. À ses côtés, la statue d’un moine, fondateur des Rédemptoristes, puis les fonts baptismaux fabriqués par un paroissien, Monsieur Irenée Duval, avec le bois des bancs et l’escalier de la chaire. Du côté droit, l’autel de la vierge Marie est entouré de splendides décorations. Tout près se dresse une statue de sainte Anne, sa mère. Au mur, la pierre tombale du curé Henri-Alfred Dionne nous rappelle son décès survenu le 22 février 1918. Ses restes, déposés dans un caveau, reposent sous l’autel de la vierge Marie.

Nous nous dirigeons maintenant vers le choeur. En premier lieu, notre premier regard est attiré par la partie supérieure du maître-autel. Nous y voyons une voûte, en forme d’arc, sur laquelle nous découvrons plusieurs sculptures magnifiques, agencées les unes aux autres, comme pour mieux la soutenir de leurs bras protecteurs.

Ensuite le CIBORIUM, [sorte de baldaquin sculpté], surplombe le maître-autel, au-dessus duquel est déposée la statue de saint Georges terrassant le dragon. Attardons-nous quelques instants, afin de scruter les minuscules décorations de roses qui s’enlacent sur chacun des arcs formant le ciborium. Le tout est appuyé sur deux colonnes ornées de guirlandes sculptées. À ce’ la s’ajoute une toute petite balustrade splendidement décorée.

Au centre, trône une statue du Sacré-Coeur, ayant à ses côtés deux anges au-dessus desquels est déposée une dentelle de roses et de lys délicatement sculptée. Du côté droit : des armoiries enrubannées de gerbes de blé représentant l’ostensoir, l’évangile et le calice. Du côté gauche une croix, un ciboire contenant des grappes de raisins et une banderole portant l’inscription : «AGNUS DEI», le tout entremêlé de roses sculptées. Ces armoiries sont fixées au mur à la hauteur des anges.

Le RETABLE est orné de nombreux symboles liturgiques, tels : une couronne royale, deux urnes contenant des roseaux, des arcs soutenus par de minuscules colonnes, des moulures gravées de rosettes et de grappes de raisin, des arcades où se situent de nombreuses urnes remplies de gerbes de blé et, de chaque côté du tabernacle, une rangée d’angelots surmontée de guirlandes.

Quatre colonnes rehaussées de frises supportent la table du maître-autel. Au centre : une reproduction de la dernière Cène signée Thomas Carli. Du côté droit : la statue de saint Pierre et du côté gauche : la statue de saint Joseph. Nous retrouvons également deux urnes lun-ùneuses en marbre de Coware, offertes par M. James Adams de Saint-Georges, le 10 décembre 1950. Le maître-autel est entièrement fabriqué de pin recouvert de feuilles d’or. Il fut conçu par David Ouellet, architecte de Québec. Son inauguration eut lieu le 19 juillet 1908.

De chaque côté du maître-autel, on peut admirer deux grandes toiles du peintre Vincenzo Pasqualoni. Elles font partie d’une série de cinq, commandée par le curé Ferdinand Catellier en 1875. Deux autres sont placées aux galeries et une dernière représentant saint Georges terrassant le dragon est exposée dans la sacristie.

Une première toile représente lImmaculée Conception accompagnée d’une colombe et de quatre angelots dont deux, situés à ses pieds, portent des bannières expliquant la raison pour laquelle Marie est reconnue comme Immaculée. Nous la voyons écrasant la tête d’un serpent. Des nuages englobent la vierge dans un halo de lumière.

La seconde représente la mort de saint Joseph, la tête appuyée légèrement sur Jésus ayant les bras ouverts. Il présente le bras droit à Marie et le gauche à Jésus. Une colombe surplombe la scène symbolisant «La Trinité Jésuitique» (Jésus, Marie, Joseph).

Une troisième toile, celle de sainte Catherine de Sienne, religieuse italienne et célèbre par ses extases et ses révélations, est située à gauche, dans la galerie. Nous la voyons revêtue de la robe blanche et du manteau noir des Dominicaines.

La quatrième toile à droite représente le Sacré-Coeur dans le ciel. Le Christ apparaît, les bras ouverts et le coeur enflammé, debout devant un trône entouré de nuages. Derrière, se dresse une croix, signe de la passion qu’il a subie sur la terre.

La cinquième toile, représentant saint Georges terrassant le dragon, fut longtemps dans la sacristie sous les combles où elle fut sérieusement endommagée. En 1933, l’abbé Jean-Th. Nadeau en fit la découverte. Il décida de la faire restaurer et repeindre. Le travail fut confié au père François Forté, rédemptoriste. Après sa restauration, la toile fut exposée à la Salle paroissiale de SaintGeorges. En 1996, on lui redonna une place dans la sacristie de l’église sur la recommandation du comité Visit-Art et à la demande du marguillier M. Marcel Busque.

De chaque côté des deux toiles placées dans le coeur, soit l’Immaculée Conception et la mort de saint Joseph, quatre chutes de feuilles de chêne, souvenir de l’ancienne église, agrémentent avec beaucoup de charme la décoration des oeuvres du peintre Pasqualoni.

Au centre du choeur, se trouve l’autel sur lequel on célèbre les offices religieux. Provenant de la première église de pierre, il est agrémenté de 8 magnifiques rosaces, don de la Fabrique de Beauceville. À l’avant, deux colonnes retiennent l’autel. Au milieu apparaissent des armoiries et, de chaque côté, deux angelots surplombent des guirlandes de roses sculptées.

Deux trônes curiaux sont surmontés de sculptures appartenant à l’ancienne église retiennent notre attention. Ces fauteuils étaient autrefois réservés exclusivement aux évêques et archevêques assistant à d’importantes célébrations religieuses.