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Historique

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Historique

UN TRÉSOR D’ARCHITECTURE

HISTORIQUE DE L’ÉGLISE DE SAINT-GEORGES


En premier lieu, nous tenons à saluer d’une façon spéciale tous les visiteurs venus contempler ou admirer ce majestueux temple sacré qu’est l’église de Saint-Georges, légué par nos valeureux ancêtres au début du XXe siècle.

Nous résumons l’extraordinaire aventure que fut l’érection de l’église de SaintGeorges de Beauce ainsi que la description de l’ensemble d’oeuvres d’art qui s’y trouvent.

La première chapelle  (1831-1862)

Au début des années 1820, les paroissiens de Saint-Georges se rendaient à la messe à Saint-François (Beauceville), paroisse située à 17 km (10 milles) en aval de Saint-Georges.


Considérant que le trajet s’effectuait difficilement, surtout en hiver, que le chemin n’était à peu près pas carrossable et que les moyens de transport étaient relativement inexistants, le seigneur Jean-Georges Pfotzer fit, en 1820, une donation verbale d’un lot pour la future chapelle. Après des années de mésententes concernant son emplacement, les habitants de Sartigan et de la Famine s’entendirent pour ériger la chapelle à l’endroit même oÙ est situé la statue équestre de Saint-Georges aujourd’hui. La construction débuta en 1823 et fut parachevée en 183 1. Entre-temps, le 29 octobre 1830 le seigneur Pfotzer procéda à la donation du lot à monseigneur Signay, coadjuteur de l’évêque de Québec et curé de Québec.

C’est en l’honneur du seigneur Jean-Georges Pfotzer que notre paroisse prit le vocable de Saint-Georges. Cette honneur lui fut attribué parce qu’il fit beaucoup pour le développement de Saint-Georges en participant à la fondation de la paroisse. Quatrième Seigneur d’Aubert-Gallion, mais résidant à Québec à cette époque, il développa sa seigneurie en faisant construire un moulin en 1818 et un manoir en 1830. De nationalité allemande, il fit venir d’Allemagne 189 colons afin de les établir dans sa seigneurie. Toutefois cette population fut décimée par un incendie qui fit des ravages et laissa seulement cinq familles d’origine allemande à Saint-Georges. Au fil des ans le nom Pfotzer est devenu Pozer.

Plusieurs ministres du culte, les curés Fortier, Campeau, Gaudin et Catellier, se succédèrent dans cette chapelle.

Le 16 octobre 1835, le décret canonique de la paroisse de Saint-Georges d’Aubert-Gallion fut obtenu. Le décret ecclésiastique date de 1841 et l’érection civile date de 1856.

Deuxième temple de Saint-Georges (1862-1900)

Première église de pierre

La chapelle était dans un bien triste état et menaçait de s’écrouler sur les fidèles à chaque coup de vent. Le 29 octobre 1858, le curé Charles-Godefroy Gaudin obtint un décret autorisant la construction de la première église de pierre de Saint-Georges. Dès son arrivée à Saint-Geor-es le 4 octobre 1859, le curé Ferdinand Catellier remit en marche le projet de son prédécesseur de construire l’église. La chapelle fut démolie et la construction commença. Elle fut complétée une semaine avant la grande fête de Noël 1862. L’église était située sur le site de l’église actuelle, mais le portique faisait face au nord au lieu d’être face à la rivière. Elle n’aura été qu’une église de transition entre la première chapelle et l’église actuelle.

Cette église vit défiler les révérends Catellier, Bernier, Montminy et Dionne.

Troisième temple de Saint-Georges (1900-...)

Deuxième église de pierre

Lors de sa visite pastorale le 14 juin 1888, son Éminence Monseigneur Elzéar-Alexandre Taschereau,  originaire de  la beauce, premier cardinal canadien à la tête du  Diocèse  de Québec. déclare :  ’’Il  devient de plus  en  plus  évident  que l’église actuelle est  beaucoup trop petite pour le nombre de fidèles croissant d’année en année’’.

Il  fut  décidé  que  l’église  érigée en 1862  serait  démolie  pour  faire place  à une toute nouvelle construction, soit l’église actuelle.

Toutefois, les  préparatifs  furent  suspendus  en 1890  puisqu’il y  avait, une fois de plus, dissensions  entre les  résidents  des deux  rives  de Saint-Georges.  En  1892, assistera-t-on au démembrement de la paroisse? Localisera-t-on la  future église de l’autre côté de la rivière Chaudière? Pressions multiples, chicanes de clochers! À la suite de toutes les mésententes  qui  persistèrent  pendant  neuf (9)ans, une décision fut enfin prise à l’effet que  la  nouvelle église serait construite  sur le  site actuel.  Le contrat fut finalement signé par le curé, Théophile Montminy, le 13 juin 1899.

D’autre, retards surviennent, mais quelques mois plus tard soit en octobre 1899, le curé Théophile Montminy quitte la cure et le septième curé, Henri-Alfred Dionne, lui succède.

Le curé Dionne est né à Sainte-Anne de la Pocatière le 26 août 1861. Fils de l’honorable Élisée Dionne, conseiller législatif à Québec et de Claire Têtu, il fit ses études dans sa paroisse natale et fut ordonné prêtre par Monseigneur Dominique Racine le 7 juin 1884.

À noter que son frère Émile était curé de L’Islet et que sa soeur était l’épouse de Louis-Alexandre Taschereau, futur premier ministre du Québec, frère du cardinal Louis-Alexandre Tachereau et cousin de l’honorable Thomas Chapais.

Les travaux de la nouvelle église débutèrent par l’érection de la sacristie tout juste à côté de l’ancienne église. Elle servit au culte divin pendant que la grande église prenait forme. Le 17 juin 1900, on célébra la dernière messe dominicale dans l’ancienne église et le lendemain, on entreprit sa démolition. Le dimanche suivant, 24 juin, on célébrait la première messe dominicale dans la nouvelle sacristie. Le 3 juillet, le curé Dionne entreprit la construction de la grande église si longtemps attendue. Elle dura deux ans. La pierre angulaire fut bénie le 4 septembre 1900 et la bénédiction de cette magnifique église par Son Excellence le Cardinal Archevêque de Québec, Monseigneur Louis-Nazaire Bégin. eut lieu le 27 juillet 1902.

Nous rapportons ici le texte intégral dit lors de la bénédiction de l’église:

«Le 27 juillet de l’année de Notre Seigneur 1902, nous soussigné, Archevêque de Québec, avons béni avec les solennités prescrites, la nouvelle église paroissiale de Saint-Georges de Beauce. Ladite église, construite en pierre, a 196 pieds de longueur en dedans sur 80 pieds de largeur en dehors, 38 pieds de hauteur au-dessus des lambourdes. Les plans ont été tracés par M. David Ouellet, architecte-, la maçonnerie a été fait par M. Joseph Couture de Lévis, la charpenterie par M. Joseph Labrecque. Les Syndics ont été MM. Charles Morin, président, Georges Roy, Pascal Labbé, David Roy et Jean-Baptiste Veilleux.

La première messe a été dite le dimanche précédent avec la permission de Monseigneur l’Archevêque, par le curé, Rév. M. H. Alfred Dionne. La grand-messe, le jour de la bénédiction, a été chantée par le Rév. Messire Joseph Sirois, curé du Cap St-Ignace.

Ont été présents un grand nombre de fidèles et plusieurs membres du Clergé qui ont signé avec nous.»

(Signé) Alfred Dionne, ptre curé de Saint-Georges L.N. Arch. de Québec

 

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