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Extérieur de l'église

Concernant:

L’extérieur de l’église

L’église est faite de pierre de granit transportée par chemin de fer de Deschambault jusqu’à Beauceville. De là, le transport se faisait par voitures tirées par des chevaux à raison d’une ou deux pierres par voyage, tout dépendant de leur grosseur et de leur pesanteur. On raconte que pour monter la côte du rapide à Beauceville, il fallait se servir de quatre chevaux placés les uns devant les autres afin de parvenir à tirer toute la charge.

Joseph Couture s’occupa de la maçonnerie. Son contrat de 32 845 $ fut résilié le 27 novembre 1901. Joseph St-Hilaire de Saint-Romuald, à partir du 8 décembre de la même année, parachèvera les travaux pour 8 433,98 $. Joseph Labrecque oeuvra dans la charpente.

Les 20 grands châssis de chaque côté de l’église furent fabriqués par la main-d’oeuvre locale, soit Évangéliste Rodrigue et Olivier Rodrigue. Pour ce qui est des châssis de la voûte, ce fut l’affaire des frères Ludger et François Bérubé.

L’église est dotée de quatre clochers. Trois de ces clochers surplombent le devant et le quatrième, la sacristie. Le clocher du centre fait une hauteur de 222 pieds (67,6 m). À son extrémité, est fixée une croix de 10 pieds (3 m) surmonté du légendaire coq qui fait 18 pouces (45 cm). Il oscille légèrement par grands vents. De chaque côté, deux statues l’accompagnent : à gauche, celle de saint Joseph;  à droite, celle de saint Jean-Baptiste. Elles furent sculptées par Monsieur Louis Jobin.

À la hauteur des cloches, s’ajoute une croix illuminée et rénovée bénévolement par quatre frères de la famille Fernand Bourque : Jean-Rock, Yvon, Égide, Lévis.

Cette oeuvre architecturale fut réalisée pour une somme totale de 125 000 S. Les paroissiens verront à l’acquittement entier de cette dette d’honneur dans une courte période de huit ans. Quel bel exemple légué par nos généreux ancêtres!

Depuis 1902, les murs de cette église paroissiale furent les témoins de nos peines et de nos joies. Nous y fûmes accueillis pour des baptêmes, des mariages, des ordinations et des sépultures.

Derrière l’église, se trouve le cimetière dans lequel cinq chapelles funéraires fabriquées de pierre ou de brique... [cryptes familiales] appartiennent aux familles suivantes : EX . Dulac, Louis Moisan, Vital Lessard, Jos Gagnon, Gédéon Gagné.

Devant l’église vous avez sûrement remarqué sur son socle la superbe statue équestre de saint Georges terrassant le dragon. Elle fut érigée en l’honneur du patron de notre paroisse. Celle que nous avons présentement sous les yeux est une réplique, en fibre de verre recouverte de cuivre, de l’originale qui est aujourd’hui exposée en permanence au Centre Marie-Fitzbach. La réplique est sise sur son piédestal depuis 1986.

À l’époque, l’originale réalisée par le sculpteur réputé de Saint-Anne de Beaupré. Monsieur Louis Jobin (décédé en 1928), fut installée à l’avant de l’église en 1912 et fut bénie en 1913. Ce monument fut fabriqué en 1909, alors que Monsieur Jobin était âgé de 67 ans. Il est entièrement fabriqué de bois, plaqué de bronze et recouvert de feuilles d’or. Cette oeuvre majeure dans la production de Jobin est maintenant considérée comme un monument historique par la Société antiquaire de Québec.

Mentionnons ici que lors de sa bénédiction, ce monument reposait sur une base de pierre exécutée par Monsieur Olivier Jacques, d’après les plans des architectes Ouellet et Lévesque de Québec et prenait place à l’extérieur, en face de l’église. Toutefois, le 17 octobre 1985, notre Chevalier au Dragon nous quitte jusqu’en octobre 1986, soit la durée de la restauration (60 % aux frais du ministère des Affaires culturelles du Québec) et de son exposition au Musée du Québec du 8 mai au 7 septembre 1986.

À son retour, les autorités exigent que ce monument soit installé à l’intérieur de la sacristie afin de le protéger de toute détérioration possible, surtout par la température. Une copie sera installée sur un socle de quatre mètres de hauteur, face à l’église. En 1995, la précieuse statue originale fut installée au deuxième étage du Centre Marie-Fitzbach.

Résumons ici l’histoire de saint Georges, basée davantage sur la légende que sur les faits historiques, ayant été déclarée apocryphe (non-authentique) dès le Ve siècle. Officier dans la Légion romaine, saint Georges traversa une ville de Palestine qui était terrorisée par un dragon et auquel on sacrifiait des animaux et des humains. Un jour, la fille du roi allait à son tour être dévorée; le chevalier apparut alors et fonça sur le dragon qu’il transperça de sa lance. Après cette victoire, saint Georges distribua aux pauvres l’argent que lui avait donné le roi en récompense. Les représentations de saint Georges sur son cheval terrassant le dragon sont symboliques et rappellent ses grandes victoires contre le démon.